Le mot cuir recouvre des qualités très différentes, vendues au même rayon. La hiérarchie dépend de la partie de la peau utilisée et du traitement de surface.
C'est la couche supérieure de la peau, conservée avec son grain naturel. La plus résistante, la plus belle, et celle qui se patine au lieu de s'user. Elle se décline en aniline, teintée à cœur sans couche de finition, très douce mais sensible aux taches, et en semi-aniline, légèrement protégée, meilleur compromis pour un usage familial.
Le cuir dit fleur corrigée a été poncé pour effacer les défauts, puis recouvert d'un film pigmenté et d'un grain imprimé. Il résiste bien aux taches et aux rayures, mais respire moins et vieillit sans se patiner. La croûte de cuir provient de la couche inférieure, refendue : beaucoup moins résistante, elle est presque toujours enduite. Le cuir reconstitué, fait de fibres broyées et agglomérées, n'a de cuir que le nom sur l'étiquette et se délite en quelques années.
Le tannage minéral, au chrome, est le plus répandu : rapide, souple, stable aux couleurs. Le tannage végétal, aux écorces et aux tanins, demande des semaines, donne un cuir plus ferme, qui fonce et se patine nettement avec le temps. Les deux se rencontrent en ameublement, le second surtout sur les pièces haut de gamme et les cuirs dits naturels.
La mention cuir de vachette pleine fleur est la seule réellement informative. Les formules du type cuir et matières synthétiques signalent en général que seules les zones de contact sont en cuir, les côtés et le dos étant en revêtement synthétique. Le simili, le skaï et le cuir végane sont des matières plastiques, qui ont leurs qualités mais dont la durée de vie diffère nettement.